Crédit Mutuel AM couvre l’ensemble du spectre obligataire mondial avec deux piliers distincts.
- Crédit Innovation : détecte les émetteurs High Yield sur secteurs à croissance structurelle (cybersécurité, technologie, transition énergétique)
- High Yield short duration : cible émetteurs européens de qualité supérieure avec volatilité réduite et maturités courtes
- Spreads actuels (280-285 pb) imposent une entrée progressive sur fonds datés, moins attractive qu’en 2022
- Maîtrise du risque : plafonnement 1,75 % par émetteur, diversification géographique et exclusion secteurs cycliques
- Ouverture mondiale permet accès aux marchés les plus liquides du crédit mondial
Le marché du crédit offre aujourd’hui des opportunités réelles, mais exige une lecture fine des dynamiques de spread et de risque. Crédit Mutuel AM positionne sa gamme sur l’ensemble du spectre obligataire, du High Yield aux obligations Investment Grade, en passant par les fonds datés. Akram Gharbi, responsable de la gestion High Yield et obligations convertibles chez Crédit Mutuel AM, l’exprimait clairement lors d’une table ronde récente : couvrir tout le spectre du crédit mondial, c’est précisément ce qui distingue cette approche de gestionnaires plus régionaux.
Fonds ouverts High Yield : cibler les tendances structurelles de long terme
La stratégie phare de Crédit Mutuel AM côté fonds ouverts repose sur deux piliers distincts. Le premier, baptisé Crédit Innovation, vise à détecter les émetteurs High Yield positionnés sur des secteurs à croissance structurelle : cybersécurité, éducation, technologie, transition énergétique, démographie. L’ambition affichée est d’identifier les futurs acteurs dominants de leur secteur, sur le modèle de ce qu’ont représenté Netflix ou MercadoLibre à leurs débuts. Aucune contrainte géographique stricte ne s’applique, mais les secteurs automobiles et matières premières restent délibérément exclus du périmètre d’investissement.
Le second fonds ouvert, dit High Yield short duration, adopte une logique différente. Il se concentre sur les émetteurs européens de meilleure qualité au sein de l’univers spéculatif, mais sur des maturités courtes. Résultat : une volatilité réduite, sans sacrifier l’accès aux meilleures signatures du segment. Pour un investisseur soucieux de préserver la performance ajustée du risque dans un environnement incertain, ce profil présente un attrait réel.
Ces deux approches illustrent une conviction forte : les fonds ouverts créent davantage de valeur que les fonds datés dans les conditions de marché actuelles. Depuis deux ans, Crédit Mutuel AM oriente ses recommandations en ce sens. Les clients ayant suivi cette orientation ont, dans les faits, généré une performance supérieure à celle des fonds à échéance, grâce à des leviers de gestion plus variés.
Pour aller plus loin sur les mécanismes de génération de performance en contexte difficile, les stratégies de performance absolue en marchés volatils apportent un éclairage complémentaire utile.
Fonds datés et Investment Grade : lire les spreads avant d’investir
La gamme de fonds à échéance de Crédit Mutuel AM couvre plusieurs millésimes, dont les fonds 2028, 2028+ et 2031. Ces véhicules ont produit de très belles performances pour les clients entrés aux niveaux de spread de 2022, quand les spreads européens High Yield culminaient entre 500 et 600 points de base. La comparaison avec les niveaux actuels, autour de 280 à 285 points de base sur le marché européen, est parlante.
| Période | Spread HY européen (pb) | Attractivité des fonds datés |
|---|---|---|
| 2022 (pic de stress) | 500 à 600 | Très élevée |
| 2026 (situation actuelle) | 280 à 285 | Modérée, entrée progressive conseillée |
La lecture de ce tableau impose une discipline d’entrée. Akram Gharbi ne dissimule pas le diagnostic : ce n’est pas l’opportunité du siècle. Mieux vaut envisager une entrée progressive sur les fonds datés, en anticipant un potentiel écartement de spreads qui offrirait de meilleurs points d’entrée. Sur les fonds ouverts, cette temporisation ne s’impose pas de la même façon.
La dimension globale reste un argument différenciant fort. Le marché américain et les marchés émergents représentent structurellement les segments les plus profonds et les plus liquides du crédit mondial. Se limiter au seul marché européen, le plus étroit des trois, revient à se priver de la majorité des opportunités. Cette ouverture géographique améliore aussi la gestion de la liquidité, point sensible pour tout portefeuille obligataire actif.
Sur la question de la vigilance face aux risques de défaut en dette privée, les mécanismes de contrôle mis en place chez Crédit Mutuel AM méritent attention : plafonnement de l’exposition par émetteur à 1,75 % maximum, quelle que soit la notoriété de l’entreprise concernée, et diversification sectorielle et géographique systématique.

Gérer le risque de défaut : règles, diversification et technicité
La maîtrise du risque de défaut repose sur des règles précises, pas sur des intuitions. Voici les principaux leviers appliqués par l’équipe de gestion :
- Plafonnement à 1,75 % par émetteur dans les fonds datés, sans exception sectorielle
- Diversification géographique couvrant marchés américain, européen et émergent
- Exclusion des secteurs cycliques à risque (tourisme, transport, retail) en période de tensions géopolitiques
- Maîtrise des produits dérivés de crédit pour couvrir ou ajuster l’exposition
La reconnaissance sur la dette subordonnée et les produits dérivés de crédit constitue un vrai différenciateur technique. Ces instruments, peu accessibles aux gérants généralistes, permettent d’affiner le profil rendement/risque du portefeuille bien au-delà de ce qu’autorise une gestion obligataire classique. C’est précisément cette technicité qui intéresse les professionnels du patrimoine cherchant à construire des allocations crédit robustes.
Dans un contexte où l’explosion de la dette publique fait peser des risques croissants sur les obligataires, la capacité à naviguer avec précision dans l’univers du crédit privé prend une valeur stratégique évidente. La sélectivité sectorielle et la rigueur dans la construction du portefeuille ne relèvent plus du confort, elles deviennent des conditions de performance durable.
Pour les investisseurs qui souhaitent compléter une allocation obligataire avec d’autres classes d’actifs décorrélées, l’investissement en private equity peut représenter un levier de diversification pertinent, avec des rendements historiquement supérieurs à 16 % par an pour les fonds institutionnels. La spécialisation en dette privée mérite également d’être évaluée avec lucidité, pour distinguer la réelle expertise des arguments purement commerciaux.



