Marchés émergents : 6 raisons d’investir et choisir le bon contrat
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Robeco lance une série de podcasts explorant six facteurs structurels favorables aux marchés émergents. Les actions émergentes affichent une décote de valorisation supérieure à 30 % par rapport aux marchés développés, avec un PER de 14 fois contre 22 pour les États-Unis. Six leviers structurels justifient une exposition accrue :

  • Décote de valorisation injustifiée par rapport aux fondamentaux, selon UBS
  • Différentiel de croissance économique : l’Inde à 6,5 %, l’Asie émergente à 5 % face à 1,8 % américain
  • Croissance des bénéfices en deux chiffres, surpassant les marchés développés
  • Dédollarisation progressive accélérée par la fragmentation commerciale mondiale
  • Repositionnement des flux institutionnels : rééquilibrage progressif des allocations vers les émergents

Robeco, gestionnaire d’actifs spécialisé sur les marchés émergents, a lancé en 2025 une série de podcasts intitulée « EM to the Core ». Dans le premier épisode, Wim-Hein Pals, gérant senior, articule six facteurs structurels qui plaident pour une exposition accrue aux actions émergentes. Le plus immédiat : une décote de valorisation supérieure à 30 % par rapport aux marchés développés. Mais ce chiffre ne raconte qu’une partie de l’histoire.

Six raisons structurelles de miser sur les marchés émergents

Le PER prévisionnel des actions émergentes s’établit à 14 fois les bénéfices 2026, contre plus de 22 fois pour les actions américaines. UBS a qualifié cet écart d’« injustifié par les fondamentaux » et relevé la classe d’actifs à « Attractive ». Pour un portefeuille cherchant à anticiper les grandes rotations de capitaux, ce signal mérite attention.

Deuxième levier : le différentiel de croissance économique. L’Inde progresse à 6,5 % en 2026, l’Asie émergente approche les 5 %. Les États-Unis peinent à 1,8 %, la zone euro tourne autour de 1 %. Ce n’est pas un écart conjoncturel — il repose sur des tendances profondes : urbanisation accélérée, émergence d’une classe moyenne massive, digitalisation des économies et dynamisme du commerce intra-régional.

Troisième facteur : la croissance des bénéfices des entreprises émergentes devrait atteindre deux chiffres jusqu’en 2026, surpassant aussi bien les États-Unis que l’ensemble des marchés développés. Le Hang Seng Tech Index figure parmi les indices affichant la progression des résultats la plus express au monde. Taïwan et la Corée du Sud captent une part croissante des chaînes de valeur de l’intelligence artificielle et des semi-conducteurs — des positions qu’on ne peut pas ignorer dans une allocation de conviction.

Quatrième moteur, fréquemment sous-estimé dans les analyses mainstream : la dédollarisation progressive. Les banques centrales asiatiques diversifient leurs réserves. Les investisseurs privés augmentent leur ratio de couverture sur le dollar. Paradoxalement, la guerre commerciale américaine a accéléré le commerce intra-régional entre pays émergents et renforcé des blocs comme l’ASEAN ou le Conseil de coopération du Golfe. Un monde qui se fragmente peut favoriser les économies qui savent s’adapter.

Cinquième argument — la solidité des finances publiques émergentes est structurellement meilleure qu’on ne le perçoit. Beaucoup de ces États affichent des excédents de balance courante, des réserves de change renforcées et une inflation maîtrisée — parfois inférieure à celle des marchés développés. Leurs banques centrales disposent donc d’une marge réelle pour assouplir leur politique monétaire, ce qui soutient les actifs locaux.

Sixième catalyseur : le repositionnement des flux institutionnels mondiaux. Après des années de sur-allocation aux marchés américains, fonds de pension, fonds souverains et compagnies d’assurance rééquilibrent progressivement leurs portefeuilles. Les actions émergentes restent sous-pondérées dans la plupart des allocations internationales. Quand ces mastodontes réallouent, même marginalement, les effets sur les valorisations peuvent être considérables.

Voici les quatre marchés émergents qui concentrent aujourd’hui les convictions les plus solides :

  1. Inde : réformes structurelles profondes, démographie exceptionnellement favorable
  2. Taïwan / Corée du Sud : positionnement stratégique sur les semi-conducteurs et l’IA
  3. Indonésie : ressources naturelles stratégiques, classe moyenne en expansion express
  4. Émirats arabes unis : diversification réussie hors pétrole, stabilité institutionnelle

Le choix du contrat : là où se joue la performance réelle nette de frais

Admettre l’intérêt des marchés émergents est une chose. S’y exposer dans les meilleures conditions en est une autre — et c’est précisément là que la plupart des investisseurs français laissent de la valeur sur la table sans s’en rendre compte.

Un contrat d’assurance vie bancaire standard référence habituellement quelques fonds émergents maison, souvent des parts dites « retail » — les plus chargées en frais. Les frais de gestion dépassent fréquemment 1,5 à 2 % par an, auxquels s’ajoutent les frais propres du contrat. Résultat : une fraction significative de la performance brute reste captée par la chaîne d’intermédiation.

Le tableau ci-dessous illustre l’impact concret de cet écart de frais sur une allocation de 100 000 € sur 10 ans, avec une performance brute identique de 10 % annuels :

Type de part Frais de gestion annuels Capital final estimé
Part retail (contrat standard) 1,8 % ~220 000 €
Part institutionnelle (contrat luxembourgeois) 1,0 % ~240 000 €

L’écart atteint 15 000 à 25 000 euros sur la période — uniquement par l’effet des frais, à performance brute identique. C’est la différence entre capter réellement la dynamique des économies émergentes et en abandonner une part à l’intermédiaire.

Un contrat d’assurance vie luxembourgeois en architecture ouverte donne accès aux parts institutionnelles des grands fonds spécialisés, habituellement réservées aux fonds de pension et family offices. Les frais y sont souvent inférieurs de 0,3 à 0,8 % par an par rapport aux équivalents retail. Autre avantage décisif : l’absence de fonds en euros dans cette structure signifie qu’elle échappe au nouvel IFI — un point que peu de conseillers mentionnent spontanément. L’architecture ouverte offre par ailleurs accès à l’ensemble des fonds du marché, y compris ceux non référencés dans les contrats français classiques.

La sélection active reste déterminante sur ces marchés. Entre les meilleurs gérants spécialisés et les moins performants, l’écart de rendement peut dépasser 10 à 15 points par an. Choisir le bon contrat, c’est aussi s’assurer d’accéder aux bons gérants — ceux qui pratiquent un vrai discipline de sélection géographique et sectorielle.

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